Franz STOCK

 

 

 L'abbé Franz Stock

Franz STOCKest l’aîné de neuf enfants dans une famille ouvrière de Neheim. Il est élève de l’école primaire catholique et à l'âge de douze ans, il formule pour la première fois le vœu de prendre la soutane. En 1917, âgé de 13 ans, il est admis au lycée de Neheim où il obtient son baccalauréat en 1926.

Il débute alors des études théologiques à l’académie philosophico-théologique de Paderborn. En 1926, il participe à Bierville (Essonne), près de Paris, au sixième Congrès démocratique international pour la Paix, organisé par Marc Sangnier avec la devise « La Paix par la jeunesse ». C'est là qu'il rencontre Joseph Folliet qui a ensuite une grande influence sur lui. À Pâques 1928, il retourne à Paris pour y suivre des études pendant trois semestres à l’Institut catholique de Paris. Il est le premier étudiant allemand à y être admis depuis le Moyen Âge. Il devient Compagnon de Saint François, mouvement qui aspire à réaliser l’idéal de la vie simple et de la paix. Par la suite, il participe à plusieurs rencontres internationales, notamment sur le Borberg près de Brilon en 1931.

Il reçoit le sous-diaconat le 15 mars 1931. Avant sa retraite de préparation, il écrit à ses parents : « [...] Ces jours-ci, je fais le pas décisif vers le sacerdoce. Je suis conscient de toute ma faiblesse et pourtant j’ai grande confiance en Celui qui nous fortifie et autant que je pourrai, je me montrerai digne de Lui. Car tout au long de ma formation, à n’en pas douter, la Providence de Dieu m’a conduit, depuis le jour où pour la première fois, j’ai songé à devenir prêtre, jusqu’aujourd’hui. »

Le 12 mars 1932, il est ordonné prêtre par l’archevêque de Paderborn, Kaspar Klein. Sur les images de sa première messe Franz Stock fait imprimer un extrait de la Première lettre de saint Pierre : « Obéissant à la vérité, sanctifiez vos âmes, pour vous aimer sincèrement comme des frères. D’un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance, engendrés de nouveau d’un germe non point corruptible, mais incorruptible, la Parole du Dieu vivant et éternel. »

En 1934, il est nommé recteur de la Mission catholique allemande de Paris. Il habite au 21-23 de la rue Lhomond, près du quartier Latin.

En août 1939, quelques jours avant le déclenchement de la guerre, il doit, sur l’ordre de l’ambassade, regagner précipitamment l’Allemagne. Il exerce les fonctions de vicaire d'abord à Dortmund-Bodelschwingh et ensuite à Wanzleben (de).

Aumônier pendant l'Occupation

Le 13 août 1940, il est nommé à nouveau à la Mission catholique allemande de Paris où il arrive en octobre.

Début 1941, il commence à visiter les prisons parisiennes : Fresnes, La Santé et le Cherche Midi.

Le 10 juin 1941, il est nommé aumônier à titre de fonction secondaire par les autorités militaires allemandes. Il est chargé de prendre soin des détenus dans les prisons1 et de préparer et accompagner les condamnés à mort jusqu’au lieu de leur supplice. De 1941 à 1944, il y a environ 11 000 captifs dans les prisons de Paris. Les exécutions ont lieu au fort du Mont-Valérien. Il écrit dans son journal que le nombre des exécutions auxquelles il a assisté devait être « un nombre à quatre chiffres, et pas le plus petit »2.

Le 25 août 1944, lorsque le général de Gaulle entre dans Paris, l'abbé Stock se trouve à l’hôpital de la Pitié avec plus de 600 soldats allemands blessés et intransportables. Quand les Américains prennent en charge l'hôpital, l'abbé Stock devient prisonnier de guerre, enregistré sous le matricule: US/PWIB/31 G/820274.

(Sources Wikipédia)

 

 

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